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La réaction possible face à la hausse des primes des assurances complémentaires santé Article lu 22132 fois, depuis sa publication le 05/06/2012 à 17:24:51 (longueur : 3484 caractères)
Le risque « santé complémentaire » est lourd à gérer, d’autant plus que son assurance est dispersée entre de nombreux acteurs qui se font concurrence, avec des contrats à couverture de plus en plus limitée.
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Les offres publicitaires sur Internet fleurissent, avec des primes mensuelles de quelques euros, sans jamais parler du niveau des garanties et sans indiquer à quelle frange d’assurés sociaux elles s’adressent.
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Une fois que l’on aura donné son âge et choisi un niveau de garantie, on saura ce qui est réellement proposé et à quel prix.
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Il ne faut pas s’étonner que leurs frais de gestion absorbent plus d’un cinquième, soit plus de 20% des primes.
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L’Etat, de son côté, pour courir après l’équilibre financier de l’assurance maladie publique, procède régulièrement à des transferts de charges sur les assurances complémentaires santé et, pour couronner le tout, il a réinstauré, en deux temps, la taxe de 7% sur les primes, qu’il avait supprimé au moment de l’instauration des contrats responsables, sans questionnaire médical et sans possibilité de résiliation après sinistre.
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Aujourd’hui, nécessité oblige, 95% des assurés sociaux possèdent une assurance complémentaire santé, en y incluant les bénéficiaire de la CMU complémentaires, financée, au nom de la solidarité, par un prélèvement sur les primes versées par les assurés, ce qui en aggrave encore plus le coût.
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Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les assurés s’interrogent sur l’intérêt de payer cette assurance et, plus particulières ceux assurés au-delà du seul ticket modérateur par un contrat dit 100%.
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Cette question ne concerne pas les salariés qui, dans le cadre du régime de prévoyance de leur entreprise, bénéficient d’une assurance complémentaire santé pour eux et les membres de leurs familles, pris en charge par celle-ci à hauteur de 50 ou de 60 %.
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Le coût pour les autres et plus particulièrement pour les retraités, sortis du régime de prévoyance de leur entreprise, dépasse couramment 1 000 euros par an, pour un contrat 400%, qui complète au titre de la garantie de base, à cette hauteur, les remboursements de l’assurance maladie.
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Si un contrat 400% couvre les dépassements d’honoraires d’un spécialiste lambda, dans la limite de 70 euros, il ne permet pas de se payer des couronnes à plus de 1 000 euros chez un dentiste de choix.
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Concrètement, pour ceux qui se posent la question de l’intérêt de conserver un contrat complémentaire santé de bon niveau, il faut penser :
- à l’hospitalisation, avec le forfait hospitalier aujourd’hui de 18 euros/jours, sans limitation de durée et au complément pour chambre individuelle,
-aux affections longues durée prises charge à 100% mais sans les dépassements d’honoraires,
- aux prothèses dentaires et aux frais d’optiques remboursées symboliquement par l’assurance maladie.
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Dans ces conditions, se passer totalement d’une assurance santé complémentaire est un pari risqué et il est préférable d’adopter une position réfléchie, en recherchant un bon équilibre entre le coût d’une assurance santé et les remboursements qu’elle propose.
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Il ne faut pas croire que l’on pourra souscrire une assurance santé complémentaire aux garanties étendues lorsque les besoins s’en font sentir.
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Si les contrats « responsables » sont délivrés sans questionnaires médical, les assureurs peuvent se protéger contre le risque d’anti-sélection en dosant les garanties offertes par le niveau des primes demandé.
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