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L’ONU reste le seul cadre possible pour la poursuite des négociations sur le climat Article lu 16689 fois, depuis sa publication le 26/01/2010 à 08:00:00 (longueur : 3476 caractères)
A Copenhague, on comptait beaucoup sur la position de l’Union européenne qui, en parlant d’une voix commune et forte, en présentant des propositions tangibles, devait permettre, sinon la conclusion du traité international tant attendu, mais tout au moins la conclusion d’un accord politique contraignant, ouvrant la voie à ce traité en 2010.
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Pour juger du comportement des représentants de l’Union européenne à Copenhague, les ministres de l’environnement des 27 se sont réunis à Séville, en Espagne, les 15 et 16 janvier pour constater que l’Union était dans l’incertitude absolue, que des observateurs ont qualifié de « bourbier ».
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Cette première réunion ministérielle était destinée à tirer un bilan des résultats de la conférence de Copenhague, pour autant que les accords non juridiquement contraignants méritent cette qualification et de décider des suites à y donner.
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La prochaine et probable commissaire européenne chargée du climat, la Commission dite de Bruxelles n’étant pas encore confirmée, a exprimé le sentiment général, que :
« L’Europe a parlé avec beaucoup de voix différentes à Copenhague, parfois, nous étions incapables de négocier tellement nous passions du temps à discuter les uns avec les autres »
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Alors que certains pensent qu’elle-même a contribué à cette cacophonie, qu’elle dénonce.
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A Séville, les ministres de l’environnement ont surtout discuté de l’offre de réduction des émissions de gaz à effet de serre que pourrait faire l’Europe.
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La question est de savoir s’il faut rester à l’objectif de réduction de 20% en 2020, ou pousser à 30% pour tenter de débloquer les négociations dans la perspective de la réunion au Mexique en décembre prochain.
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Si la France, la Royaume-Uni, l'Allemagne et la Belgique plaident pour passer à 30%, d’autres pays pèsent pour rester sur l’objectif de 20%.
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De toute façon, l’Europe attendra que les grands pays riches, Etats-Unis et Japon fassent preuve de plus d’allant, ce qu’à déclaré, en guise de conclusion, le ministre belge.
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Il a annoncé qu’un débat aura lieu en mars, sur la base d’une étude de comparabilité des offres des autres pays développés, sur la possibilité de porter l’effort à 30%.
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Entre temps, les pays européens devront se conformer à un engagement pris à Copenhague de présenter le 31 janvier, le chiffre de leurs engagements de réduction des émissions de CO2.
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Alors que la nouvelle équipe des commissaires n’est pas encore installée, c’est le Comité des représentants permanents qui devra se réunir pour décider du pourcentage à indiquer.
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Par ailleurs, la discussion n’a pas avancé sur la question du déblocage des fonds promis aux pays pauvres pour faire face aux effets du changement climatique.
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Si les Européens demeurent dans l’indécision, les pays qui forment le BRIC, Brésil, Afrique du Sud, l’Inde et la Chine, confirment l’unité de leur démarche.
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Ils doivent se retrouver en Inde avant la fin du mois, pour coordonner la remise de leurs plans de réduction d’émissions de CO2 le 31, dans le cadre de l’accord de Copenhague, sans valeur juridique et qui n’a été signée que par 26 pays.
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Pour les observateurs, il s’agit maintenant de revenir dès que possible dans le processus onusien, même si certains ont qualifié le système de l’ONU d’obsolète.
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Dans la meure où d’autres instances n’ont pas réussi à parvenir à un accord, l’ONU reste le seul cadre formel possible pour la poursuite de la discussion internationale sur le climat.
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